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Les XVI
et XVIIème siècle |
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Après la mort de Jean de Derval, la baronnie va successivement tomber
entre les mains de plusieurs grandes familles : les Rieux, d'abord, représentés
par Jean IV qui ne cessera de porter les armes contre la duchesse Anne ;
les Laval, parmi lesquels François sera chambellan du roi Louis XII,
tandis que Françoise de Foix, sa femme, sera la maîtresse du
roi suivant, François Ier ; les Acigné, qui, par le mariage
de Judith avec Charles de Cossé en 1579, font passer la baronnie
à la famille des comtes de Cossé-Brissac.
A partir de 1589, Châteaugiron va traverser une sombre époque
due aux guerres de la Ligue et au duc de Mercoeur, ardent ligueur et gouverneur
de la Bretagne. Mercoeur, dont l'ambition est de rétablir le duché
en sa faveur, prend Rennes pour cible.
Châteaugiron, par sa position stratégique entre Rennes et Vitré,
accueille alors les garnisons chargées de réduire Mercoeur.
Jusqu'en 1594, la petite ville est continuellement accablée par les
passages des soldats, qui pillent, ravagent et massacrent. Les maisons détruites
furent désertées, et ceux qui restaient vivaient dans la plus
profonde misère.
Judith d'Acigné elle-même, menacée, s'enfuit. Ce n'est
qu'en 1595, date à laquelle Charles de Cossé, comte de Brissac
et baron de Châteaugiron, est chargé par le roi de soumettre
Mercoeur, en le nommant lieutenant-général puis gouverneur
de la Bretagne.
Appelé au Conseil de Régence par Marie de Médicis et
nommé duc en 1611, Cossé-Brissac se désintéresse
de Châteaugiron, ainsi que sa descendance, dont le seul vestige est
le lanternon édifié en haut de la tour de l'Horloge et qui
abrite la cloche "Henriette", offerte par la famille en 1666.
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