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Depuis 1900... |
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Dans la première moitié du XIXème
siècle, Châteaugiron est un bourg commercial très
actif. Les habitants trouvent facilement du travail, et la ville est réputée
pour ses quatre foires annuelles et son marché hebdomadaire.
Cependant, l'industrie et le commerce des toiles à voile continuent
à décliner, puis disparaissent. A partir de 1840, les relations
entre autorités civiles et religieuses s'enveniment, jusqu'à
l'élection à la tête de la municipalité d'Auguste
Marchand, bonapartiste et clérical convaincu, en 1851.
En 1870, Auguste Marchand est battu aux élections par Léon
Launay, à la tête d'une liste de gauche très anticléricale.
Launay se bat notamment pour le passage à Châteaugiron de
la ligne de chemin de fer Rennes-Châteaubriant.
Mais c'est le tracé par Corps-Nuds, qui dessert plus d'habitants,
qui est retenu. L'hémorragie démographique, amorcée
en 1846 et aggravée par la fin de l'industrie des toiles à
voiles, s'accentue.
Le tramway, créé en 1898, ne jouera jamais le rôle
économique d'un chemin de fer.
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En
1904, la communauté des Ursulines, installée depuis le milieu
du XIXème siècle dans les locaux de l'ancien Prieuré
Sainte-Croix, est expulsée de Châteaugiron, toujours en proie
à de vifs antagonismes entre autorités civiles et réligieuses,
accentués par la rivalité entre parti anticlérical
et clérical.
En 1940, Châteaugiron est occupée et connaît rationnement
et bombardements.
En 1948, sous la municipalité Gaudiche, le dernier tramway Rennes-La
Guerche passe à Châteaugiron, car la concurrence des autocars
ne permet plus un exploitation rentable de la ligne.
Châteaugiron y gagne un boulevard (dit du Château) qui permet
encore aujourd'hui d'éviter le centre médiéval. Malgré
tous ses efforts, la ville ne retrouve pas son dynamisme d'antan et continue
d'étouffer dans ses 52 hectares originels, grossièrement équivalents
au bourg castral du Moyen-Âge, et qui ne lui suffisent plus.
Veneffles préférant la fusion avec Châteaugiron à
une annexion de quelques quartiers, la fusion est entérinée
le 1er mars 1971, couplée au rattachement du Bas-Noyal et de quelques
autres territoires pris sur la commune limitrophe de Domloup.
Du coup, Châteaugiron passe de 52 hectares à près de
800, et gagne en outre des dizaines d'habitants. Avec cet agrandissement,
Châteaugiron retrouve un nouveau souffle.
A partir de cette date, une démarche volontariste de la municipalité
va donner un nouveau visage à Châteaugiron : c'est d'abord
la restauration du patrimoine et l'obtention du label "Petite cité
de Caractère", puis le développement démographique,
encouragé par la création de nombreux lotissements.
Autour du centre historique restauré, aménagé et mis
en valeur se sont créées selon un plan rationnel d'urbanisation
périphérique des zones d'habitation, des zones d'équipement
scolaires et sportifs, des zones d'activités économiques.
La création d'un vaste étang, l'aménagement d'espaces
verts, les plantations réalisées à travers la commune
lui ont également valu le label de "station verte de vacances".
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