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Le centre ancien
Le centre historique de Châteaugiron s'étendait entre le
château et le Prieuré Sainte-Croix. Malgré les destructions
opérées surtout au XVIème par les guerres de la Ligue
et au XIXème (disparition de la chapelle de la Trinité remplacée
par les Halles), la ville offre encore de beaux morceaux d'architecture.
Plusieurs rues ont conservé des maisons anciennes, essentiellement
à pans de bois et qui ont des façades très pittoresques.
Certaines d'entre-elles ont conservé leurs petites fenêtres
d'origine à l'étage, surmontées d'une accolade.
S'il n'existe pas de maisons à pans de bois de style Renaissance,
on en recnontre beaucoup des XVIIème et XVIIIème siècles.
Rue de la Madeleine, on trouve ainsi la maison des Quatre-Vents, la maison
du Pot d'Etain, la maison du Chêne Vert, ou la maison du Grand Veneur.
Le promeneur peut ainsi les découvrir au hasard du chemin. La pierre
est plus rare dans les maisons de Châteaugiron.
On la trouve dans le logis gothique de Pince-Guérrière,
rue du Prieuré, et à la Cours-Beaulieu, 21 rue du Porche.
Il faut attendre le XIXème pour retrouver la pierre massivement
utilisée dans des constructions utilitaires (Halles) ou religieuses
(Eglise).
Visites guidées :
- le mardi à 15h30 en juillet et août.
- Le reste de l'année sur rendez-vous pour les groupes et les scolaires.
Renseignements : Office de Tourisme Le Château 02 99 37 89 02
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Les Halles
Châteaugiron,
qui accueillait quatre foires annuelles en plus de son marché
hebdomadaire, avait grand besoin de nouvelles halles au XIXème
siècle.
En 1858, la commune acquiert les terrains et bâtiments situés
au centre de la ville appartenant à la communauté des
Ursulines parties à Sainte-Croix, ainsi que la Chapelle de
la Trinité. |
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Les matérieux provenant de la démolition
servent à la construction des nouvelles Halles, terminées
en 1859, sur des plans dessinés par l'architecte Aristide Tourneux
(le même qui dessina l'église en 1862). Le bâtiment
central, surmonté d'un grenier pour le stockage des céréales,
est destiné aux marchands forains et à la vente de toiles,
alors que les appentis latéraux abritent le marché aux grains.
Après la guerre, les Halles resteront inoccupées pendant
longtemps puis abriteront un parking.
En 1986, la municipalité décide
de les restaurer et de remettre en valeur la place qui l'entoure. Les
Halles deviennent alors Centre Culturel, abritant la Bibliothèque,
le CyberEspace et des salles réservées aux associations.
En 2003, les Halles abritent entièrement la Médiathèque.
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L'église
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L'Eglise Jusqu'au XIXème siècle,
c'est la chapelle castrale Sainte Marie-Magdelaine qui sert d'église
paroissiale. Mais celle-ci, trop petite, ne permet plus de satisfaire
les besoins du culte. En 1865, jour de la Sainte-Madeleine, patronne de
la paroisse, la nouvelle église est investie par le clergé
et bénie le 30 avril. La tour du clocher, arrêtée
au niveau de la toiture par manque de ressources, n'est achevée
qu'en 1912. C'est Aristide Tourneux, architecte d'origine castelgironnaise,
qui dessine l'Eglise. la décoration intérieure est confiée
à Jules Grameau, scultpeur angevin qui réalise le chemin
de croix, le maître-autel et 2 autels latéraux dédiés
à Sainte-Marie et Sainte-Anne. En 1901, l'Eglise acquiert un nouvel
orgue et les cloches sont électrifiées en 1954. L'intérieur
blanc, en brique et plâtre, imite un aspect XVème, et les
lignes simple conduisent l'oeil à l'autel orné de bas-reliefs.
A voir dans l'Eglise : une statue de Sainte-Marguerite (XVIIIème),
les confessionnaux et la chaire (XVIIIème), la table de communion
de 1930, le Christ (XVIème). Jusqu'en 1998, l'Eglise abritait aussi
la statue de Saint-Roch, rélisée par le sculpteur castelgironnais
Pierre Gourdel, malheureusement détruite par la chute du clocher
suite à la tempête du 2 janvier 1998.
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Le
Prieuré Sainte-Croix
Anciennes religieuses du monastère de Redon,
deux ursulines réfugiées à Châteaugiron pendant
la révolution décidèrent de donner l'instruction
aux fillettes de la ville. Elles achètent la chapelle de la Trinité
et les bâtiments attenants rue du Porche.
Fondée en 1805, la communauté des
Ursulines déménage en 1853 dans l'ancien prieuré
bénédictin de Sainte-Croix, occupé jusqu'en 1850
par une manufacture de toiles à voiles. Dans l'enclos du prieuré,
les ursulines font édifier un couvent servant d'école et
de pensionnat, qui devient école libre des filles en 1868. Suite
à l'expulsion des Ursulines en 1904 (à cause des querelles
politico-religieuses entre libéraux et cléricaux), les bâtiments
sont rachetés par le diocèse pour le transformer en petit
séminaire diocésain.
En 1911, la bâtiment originel est
prolongé à l'Est par deux grandes salles d'études
et deux dortoirs, une salle des fêtes est construite en 1923 et
un troisième étage ajouté en 1934. Le Petit Séminaire,
vidé de ses élèves qui sont transférés
à Rennes ou à Chantepie, est fermé en 1972 et devient
à partir de 1977 le groupe scolaire Sainte-Croix.
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L'église Saint-Médard de Venèfles
Située à Veneffles, l'église
fut dédiée d'abord à Saint-Médard, dont le
culte patronal fut confirmé en 1841, puis fut ensuite placée
sous le patronage de saint Jean-Baptiste. L'eglise en forme de croix offre
la particularité d'avoir un clocher penché ; le haut de
la nef, le choeur et la chapelle nord possèdent des ouvertures
ogivales et remontent sans doute au XVIème. Le bas de la nef et
la chapelle sud sont plus modernes.
En 1861, on trouva dans le cimetière
trois châpiteaux de pierre blanche datant de la fin XVIème,
découverte d'un certain intérêt, vu la rareté
des ossuaires de pierre en Haute-Bretagne.
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Le prieuré Saint-Nicolas

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Sur la rive gauche de l'Yaigne et construit en
dehors du bourg par mesure d'hygiène, cette petite bâtisse
fut d'abord un hôpital et fut fondé au XIIIème par
les seigneurs de Châteaugiron. Rares sont les petites villes ayant
conservé leur hôpital dans leur intégralité
: celui de Châteaugiron possède encore la chapelle, le logement
de l'aumônier et la salle d'accueil des malades et pauvres. On y
honorait Saint-Nicolas et Saint-Eloi.
A la fois maison des pauvres, asile de nuit,
hospice, maison de retraite, maternité, son fonctionnement n'a
jamais été très important. Il devient prieuré
au XVIème, il est détourné de sa vocation première
par les différents prieurs. Vers 1829, le prieuré est acquis
par le Bureau de Bienfaisance de Châteaugiron qui y effectue d'importantes
réparations. Aujourd'hui, il abrite l'atelier de sculpture de Claudine
Brusorio
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